Revel

A propos

Née le 3 octobre 1969 à Bordeaux – une ville qu'elle n'a d'ailleurs jamais quittée – Sandrine Revel étudie trois ans à l'école des Beaux-Arts locale. À sa sortie, après avoir obtenu son diplôme d'Art et Technique avec mention, elle dessine en 1996 son tout premier album, Jouvence la Bordelaise, aux Éditions Atlantic Productions. Lui succède en 1998 Bla bla bla ! (Éditions Triskel – Le Cycliste). En 1999, Sandrine Revel démarre avec Denis-Pierre Filippi la série jeunesse Un Drôle d'Ange gardien chez Delcourt. Avec ses aventures d'un démon un brin caustique prenant sous son aile deux petits humains, Un Drôle d'Ange gardien est vite plébiscité, ce qui lui vaut de recevoir l'Alph-Art 7-8 ans au Festival d'Angoulême 2001. 7 tomes sont à ce jour parus, renouvelant album après album l'enchantement d'un dessin à la fois chatoyant et précis.

En 2002, Sandrine Revel surprend avec Le 11e Jour, récit de son voyage à New York le 11 septembre 2001, alors que surviennent les terribles attentats du World Trade Center. Son dessin se met cette fois au service d'une expérience de vie brute et brutale, prouvant sa capacité à épouser plusieurs tempos narratifs. Sandrine Revel revient à plus de légèreté en 2003 avec Les Bonheurs de Sophie (Paquet), réalisé avec Jean-Marc Mathis, puis Le Jardin autre monde (Delcourt jeunesse, 2006) à nouveau avec Denis-Pierre Filippi. Sandrine fait ensuite à nouveau preuve de sa multitude de palettes avec des univers aussi différents que Monsieur Régis (avec Bourgeyx, aux Enfants rouges) et Résurgences, femmes en voie de resociabilisation (2010, La Boîte à bulles).

En 2010, Sandrine Revel arrive chez Dupuis pour l'album Sorcellerie & dépendances, étonnante satire humoristique suivant les pas d'une jeune femme accro à la magie ! Elle poursuit sa collaboration avec le même éditeur en 2012 pour le très remarqué N'embrassez pas qui vous voulez. Réalisé avec Marzena Sowa (« Marzi »), ce one shot dépeint avec une acuité et une sensibilité totale le quotidien sous le joug totalitariste polonais de l'après-guerre.

En 2013, Sandrine Revel publie chez Delcourt La Lesbienne invisible, avec Océane Rose Marie et l'écrivaine Murielle Magellan. Elle-même pianiste, elle compose en 2015 un remarquable one shot – Glenn Gould, une vie à contretemps – suivant le parcours de cette éternelle icône de la musique. L'année suivante, Sandrine Revel adapte en BD avec Véronique Grisseaux la pièce Je suis top ! de Blandine Métayer. En 2017 paraît chez Casterman le très charmant Hey Jude !, chronique du quotidien d'une petite fille et de son chien. En 2018, elle publie aux Arènes une audacieuse variation moderne du Pygmalion de Rousseau, album pouvant se lire sur la musique du Paris Mozart Orchestra. Art toujours : Sandrine Revel se consacre ensuite à l'album Tom Thomson, esquisses d'un printemps (2019 – Dargaud) où elle explore la vie du célèbre peintre canadien. En 2020, Sandrine se consacre à une adaptation, chez Steinkis, des Chroniques de San Francisco, avec Isabelle Bauthian, d'après les romans d'Armistead Maupin.

Très attirée par la peinture, Sandrine Revel a régulièrement exposé ses travaux, par exemple dans le cadre de l'exposition Enfance. Elle a également participé à de nombreux albums collectifs et travaille fréquemment pour la presse (Sud Ouest dimanche, Disney Hachette, Milan Presse...) Sandrine Revel a reçu le Prix Artémisia en 2016 pour son album consacré à Glenn Gould et une nomination aux Eisner Awards au Comic-Con international de San Diego.